En amont… vers la source de la Mukogawa 2ème partie
Nous étions restés au hameau de Mananjyō, dans lequel on peut voir encore quelques anciennes maisons, dont une particulièrement très pittoresque avec un toit en chaume.
Nous continuons donc de remonter le cours de la Mukogawa qui porte le nom ici de Mananjyōgawa. On traverse alors la route nationale 372 aussi nommée Dekansho road in Tamba Sasayama, pour se diriger vers le temple Ryuzōji, temple bouddhiste de tradition Tendai. Au bout d’environ un kilomètre et demi, on arrive aux abords du temple, environné de bâtiments abandonnés ce qui peut donner un sentiment de désolation ou d’une certaine mélancolie… un peu inquiétant si le temps n’est pas au beau fixe.
Cependant, le chemin qui mène au temple lui-même est parfaitement entretenu et ponctué de sculptures taillées à grands traits dans des grosses bûches et représentant généralement des Bouddhas. Cet ancien temple très pittoresque a été fondé en 645. C’est le premier des 15 anciens temples de la région de Tamba (Tamba kosatsu jū go) et le plus méridional. Temple très réputé et très actif jusqu’à la fin du 18ème siècle, comme en témoigne encore les importantes ruines que l’on peut observer dans la forêt environnant le site actuel du temple, c’est au 19ème siècle que le site a notablement décliné. Cependant, des travaux d’aménagement ont été effectués à la fin de Taisho et pendant l’ère Showa. Aujourd’hui le temple est toujours actif et œuvre entre autres auprès de personnes en position de handicap physique et mental en soutenant l’association Suisen.
Avant tout, ce temple est niché dans une forêt dont l’entretien incombe au département du Hyogo, et qui s’emploie aussi bien à sa protection qu’à la diversification des essences. Pendant la seconde guerre mondiale, la forêt fût rasée pour contribuer à l’effort de guerre. Dans les années 1950, l’essence principale replantée a été le cryptomère du Japon (Sugi). Depuis l’ère Heisei cependant, il y a une volonté majeure de diversification des essences, implantant aussi bien par exemple des érables japonais que des mitsumatas… contribuant ainsi à faire de cette forêt un lieu de promenade et de visite enchanteur en toute saison.
Deux chemins principaux partent en direction du sommet qui domine le temple, le mont Asago. L’un vers un col, ancien passage pour rejoindre la commune voisine de Sanda et passe près de la source de la Mukogawa. L’autre mène à un sanctuaire shinto et au-delà au sommet lui-même qui culmine à 648 mètres, et duquel on a une vue assez large en direction du Nord et de l’Est sur Tamba Sasayama. Au sommet on se trouve à la frontière entre Tamba Sasayama et Sanda, notamment le site de Moushi, célèbre pour sa production de thé (implanté par les moines du Ryuzoji).


